PLU : une urbanisation maîtrisée

Article publié le 14/01/2019

Le Plan Local d’Urbanisme traduit les orientations politiques de la majorité municipale en matière d’aménagement de la commune dans un souci de développement durable. Ce document tient compte d’une législation devenue très restrictive en termes d’ouverture à l’urbanisation. Ainsi, tandis que le Plan d’Occupation des Sols (POS) de 2001 permettait d’ouvrir 395 ha à l’urbanisation, le PLU approuvé par le Conseil municipal ne retient plus que 46,5 ha sur 5 zones précises, parmi lesquelles l’on retrouve le projet d’aménagement du Parc d’Hiver. Le PLU intègre également les prescriptions de politiques supra-communales, comme les orientations et objectifs définis dans le futur Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Born.

 

ENTRETIEN AVEC VIRGINIE PELTIER, PRÉSIDENTE DU SYNDICAT MIXTE DU SCOT DU BORN ET ADJOINTE AU MAIRE DE BISCARROSSE EN CHARGE DE L’URBANISME.


À quoi sert un document d’urbanisme comme le PLU ?

Au delà de la réglementation de l'administration du droit du sol, le Plan Local d’Urbanisme est un document qui traduit, à la fois dans le temps et l’espace, les grands axes en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire communal. Il définit les orientations qui guideront le développement de la commune durant au moins une dizaine d’années et fixe les ouvertures à l’urbanisation en fonction du choix d’un scénario démographique et en suivant les prescriptions règlementaires comme celles des personnes publiques associées. À ce titre, le PLU de Mimizan a été approuvé par le Syndicat mixte du SCoT du Born. La commune de Mimizan est en effet le 2e pôle urbain au sein du territoire du SCoT qui regroupe les deux Communautés de Communes des Grands Lacs et de Mimizan. Le SCoT du Born s’impose sur le PLU et on y retrouve les grands objectifs d’une stratégie de développement et d’aménagement définis en concertation avec l’ensemble des communes au sein de notre territoire. En ce qui concerne l’ensemble des règles d’urbanisme, le SCoT a un rôle intégrateur de l’ensemble de la règlementation. Comme les enjeux autour de l’urbanisme sont nombreux et touchent différents domaines, les règles se retrouvent dans différents codes ou lois et aussi intégrées dans différentes strates administratives. Les enjeux du développement durable et de la transition énergétique nous amènent à intégrer dans les documents d’urbanisme de nouvelles contraintes définies par exemple dans les futurs schémas régionaux d’aménagement du territoire ou les prochains plans locaux climat air énergie. Le ScoT intègre tout cela et se présente comme un document unique auquel doit se référer chaque collectivité au sein de son périmètre. Les démarches d’élaboration du PLU et du SCoT sont très proches et pour chaque commune, le projet d’aménagement et de développement durable s’inscrit dans un cadre plus large qui est celui du SCoT.

 

Quelles sont ses principales règles aujourd’hui en matière d’urbanisme ?

Les règles actuelles en matière d’urbanisme sont très contraignantes en termes de consommation d’espace comme de respect de l’environnement. Tous les grands principes des lois dites SRU, Grenelle I et II, ALUR qui sont intégrées dans le Code de l’Urbanisme vont dans ce sens. Le scénario que nous avons retenu pour le SCoT du Born d’un accueil de 13 000 habitants supplémentaires sur le territoire des deux Communautés de Communes des Grands Lacs et de Mimizan s’accompagne de la création de 10 000 logements en utilisant 35 % de surface en moins que dans les dix dernières années pour l’habitat et les équipements publics. Cette tendance s’inscrit dans tous les PLU du territoire qu’ils soient en cours d’élaboration ou déjà adoptés. Tout tourne autour de cette injonction du législateur : il faut réduire les surfaces à urbaniser et économiser de l’espace. Cela se traduit par une plus forte densification des zones urbanisées ou à urbaniser. Aujourd’hui, cette densification est liée au phénomène de la division parcellaire où ce sont souvent des particuliers qui vendent un grand jardin dans un bourg pour y faire construire de nouveaux logements. Les villes ont la possibilité d’orienter et rationaliser cette densification par des extensions urbaines. Je pense aux zones d’aménagement concerté (ZAC) comme les Hournails ou le secteur Parc d’Hiver à Mimizan et aussi la ZAC de Lapuyade à Biscarrosse. En jouant sur les différents types d’habitats (individuel et collectif) et de formes urbaines, l’on peut atteindre d’importantes densités, plus de 40 logements à l’hectare, tout en préservant l’environnement et des espaces de qualité. L’on peut faire ainsi mieux que dans un lotissement classique avec une forte densité, jusqu’à 50 % d’espaces communs, et envisager ainsi une véritable politique environnementale, sociale et en faveur d’une économie de proximité : installation de réseaux de chaleur, déplacement par des liaisons douces et maintien ou implantation de commerces et services de proximité.

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